Johannesburg a connu au cours des dernières décennies une urbanisation rapide, marquée par l’étalement urbain et la fragmentation du territoire. Des processus de densification sont à l’œuvre, mais leur caractère répétitif et sériel, leur fort niveau de fermeture, leur faible accessibilité et leur déconnection des zones d’emploi posent d’importants défis au fonctionnement métropolitain, et impliquent une très faible efficacité dans l’utilisation des ressources, une forte intensité carbone, et une faible résilience au prix de l’énergie.

 Ville industrielle, mais aussi capitale des affaires et centre culturel, Johannesburg est la première ville sud-africaine et une des plus grandes villes du continent africain, destinée unique pour un camp minier né à la fin du XIXème siècle. Avec l’éloignement des sites d’extraction de l’or, l’activité minière n’est plus un secteur clé de l’économie urbaine également marquée, depuis le milieu des années 1970, par un déclin constant de la production manufacturière. Cette évolution s’accompagne d’un essor des activités tertiaires, ce dont témoigne la croissance des surfaces de bureaux dans le vieux centre d’affaires et, surtout depuis 1975, dans les périphéries riches du nord de l’agglomération.

 Les défis dont les politiques publiques doivent aujourd’hui s’emparer pour le développement futur de Johannesburg sont de taille. L’inertie forte liée aux politiques raciales de l’Apartheid ainsi que les évolutions des structures économiques sont des legs qui ont marqué durablement la ville.