Madagascar

Mutations des espaces péri-urbains d’Antananrivo : le cas d’Ankadikely-Ilafy

Projet personnel

Diplôme d’architecture 1998-2000 à l’Ecole d’Architecture de Paris la Villette (EAPLV)

Bourse d’étude de l’ONG Architecture et Développement

Jury
  • M. Tribillon, directeur de recherche, professeur à l’EAPLV
  • M. Jonard, Président de l’ONG Architecture et Développement et professeur à l’EAPLV
  • Mme Raharimalala, Maire d’Ankadikely-Ilafy, Madagascar

Travail récompensé par les Félicitations du Jury

Alors qu’Antananarivo s’étend de manière tentaculaire le long des routes nationales, les communes rurales périphériques s’urbanisent sans cohérence, au gré de la pression foncière et des projets immobiliers privés. Le manque de données de ces phénomènes urbains dans les années 2000 a rendu ce diagnostic particulièrement difficile. Un travail de terrain minutieux de plusieurs mois a permis la création de documents cartographiques essentiels à la compréhension du territoire.

La zone d’étude choisie est un lieu privilégié de la mixité urbaine, faisant la transition entre la ville et la campagne. L’urbain et le rural s’y côtoient sans pour autant dialoguer. Le territoire est profondément marqué par son passé, témoin de multiples structures urbaines anciennes et traditionnelles qui ne sont pourtant pas répertoriées et subissent les agressions du temps et disparaissent peu à peu face aux constructions modernes.

Même si la riziculture continue à occuper une place fondamentale sur les Hautes Terres centrales malgaches, on observe un développement du maraîchage au sein des exploitations paysannes.

Ces productions « intercalaires » répondent à une demande urbaine « chaotique », en expansion en valeur absolue compte tenu de la croissance démographique d’Antananarivo et des achats plus fréquents des ménages aisés.

Projet

Le projet s’attache à proposer des alternatives au développement du centre-ville d’Ankadikely Ilafy grâce notamment à la création d’espaces stratégiques pour l’implantation d’une activité marchande de qualité. Ce processus a pour objectif d’aboutir à de fortes recompositions territoriales en associant producteurs et consommateurs ou intermédiaires citadins, révélant une forte interpénétration des milieux urbains et ruraux. Ces rapports pourront ainsi être structurés par des liens socioculturels et économiques.

Nous avons cherché à réactiver les relations et mobilités migratoires à travers un travail minutieux sur les lisières qui deviendront à terme les lieux du dynamisme local.